Une journée au camp…

À l’origine cette histoire était un simple délire destiné qu’à une seule personne qui en a déjà eu d’autres variantes. Mais finalement, vous pourrez tous la lire et ressentir l’amusement qu’on éprouve à l’école. Il s’agit ici probablement de ma publication la moins amusante de l’année, mais voilà… Ça faisait un moment que je voulais raconter cela, mais il a fallu cette petite histoire pour me donner l’inspiration à trouver comment le raconter. Bonne lecture.

Ça y est, c’est reparti pour une pure journée de folie et de festivités…

Quoi que je crois que je suis en train de me tromper de journée, c’est plutôt parti pour une pure journée de tristesse, froideur et déprime…

Actuellement dans le bus sur la route de la torture, je me demande ce qu’il va bien pouvoir m’arriver aujourd’hui. Le bus de déportation est a l’heure aujourd’hui, c’est déjà bien. Enfin, c’est ce que je crois du moins.

Plus que quelques minutes et je serai arrivé au débarquement. À partir de ce moment une longue route, trois kilomètres m’attendent. Trois kilomètres pour me rendre au camp. Ce fameux camp, tant redouté de tous. Nous ne savons pas ce qu’il nous y attend, mais les rumeurs ne disent rien de bon. Nous prions chacun dans notre solitude que Dieu nous vienne en aide, mais pour le moment il ne nous aura donné aucun signe de vie. Et s’il était déjà passé par le camp avant nous?

Ça y est, nous sommes arrivés au camp. Le trajet était bien long, et plus que glacial. Au camp au moins il fait chaud. Sous la chaleur qui nous accueille en rentrant, ma peau picote. Nous sommes tous rassemblés dans ce qui semble être le réfectoire à attendre que l’on vienne nous accueillir. Le temps est long. Qu’est-ce qui va bien pouvoir nous arriver. Nous sommes impatients de voir le personnel de ces lieux et en même temps, nous redoutons ce moment…

Ça y est, nous sommes appelés à nous rendre dans la salle AE. AE, que peuvent bien signifier ces lettres? Quoi qu’il en soit, nous y voilà.

Nous sommes dans une grande salle avec plein de monde. Personne ne sait ce que nous venons faire ici. Voila qu’un soldat arrive il à l’air très sévère. Il commence à nous raconter des choses, il gesticule dans tous les sens en faisant les allers-retours dans la salle. Il semble tout fier de son introduction à la journée, cela dit, nous ne comprenons pas beaucoup pour quelle raison il nous raconte de telles choses. Après une bonne heure de blabla, voilà qu’il y a deux personnes allongées sur le sol. Qu’est-ce qui se passe? Pourquoi sont-ils tombés? Une personne se trouvant entre les deux corps sans vie vient de tenter de les réveiller. Ils ne réagissent pas du tout.

Le soldat vient de nous quitter un instant pour aller rejoindre ses supérieurs. Probablement une question d’organisation de la journée. Certains en profitent pour prendre la fuite. À partir de ce moment, la question se pose: devrions-nous les imiter et partir?

Finalement, le soldat est de retour parmi nous. Il continue son récit interminable. Heureusement, les deux personnes effondrées s’avéraient être seulement endormie, quel soulagement. Nous nous imaginions déjà le pires, après tout la réputation de ce lieu n’est pas des meilleures comme je l’annonçais au matin. Pour le moment ça a l’air d’aller, cependant je ne sais pas combien de temps nous tiendrons encore.

Voilà que le général nous invite maintenant à changer de salle… Mais que va-t-il bien pouvoir se produire? On ne nous a toujours pas informés sur ce qui va se passer par la suite. Mais à voir l’ennui que générait ces premières heures, la suite ne s’annonce pas des meilleures. Le pire reste à venir…

Dans cette deuxième conférence on nous informe avec gentillesse que deux heures plus tard, quand il en aura fini avec nous, qu’on nous servira à manger dans la première salle que nous avions visitée en arrivant. Jusqu’à là, c’est très réjouissant. Mais une telle réjouissance n’est pas forcément bon signe. Surtout quand avec l’avancement on revoit certaines têtes tomber. Les douces paroles des soldats qui se présentent à nous semblent empoisonnées. Il devient difficile de rester éveillé. Ne pas sombrer dans le sommeil devient un réel défi à relever.

Après cette séance de lavage de cerveau, comme il nous l’a été prédit, on nous sert effectivement un bon repas. Probablement trop bon pour ne pas être un dernier.

Toute cette histoire ne me plait pas. C’est bien trop déconcertant. Cela me fait trop peur. Je ne peux plus rester en ces lieux. Là, une sortie non surveillée. Je prends mes jambes à mon cou et m’enfuis. Zut, une fois arrivé à la grille, je me fais interpeler. Ouf, juste une dame qui cherchait son chemin. Je la renseigne vite fait, sans l’informer de ce qui l’attend en ces lieux, de peur d’éveiller les soupçons et puis je poursuis ma fuite.

Le retour se fait facilement. Personne ne m’interpelle et il n’y a plus un chat dans les rues. A croire que cette institution à déjà réussi à assassiner tout le monde. Je suis bien content d’arriver enfin chez moi. Sain et sauf.

Bon quelques explications s’imposent:

Les deux cours que j’ai suivis ne sont pas aussi terribles que décrits, car ce sont probablement les deux seuls cours de théorie intéressant ou amusant que j’ai sur la semaine. Celui de l’après-midi cependant lui est bel et bien insupportable. Et ce midi le repas n’était pas si exceptionnel que ça, il est bien meilleur les lundis quand c’est boulet-frites. 😉

Mais sinon, voilà à peu près à quoi ressemblent les magnifiques jours d’écoles quand des profs n’arrivent pas à motiver leurs élèves et que pratiquement tous n’ont plus trop de motivation à suivre les cours.

La première année, on a des profs qui se prennent un temps fou à expliquer les choses avec beaucoup d’exemples d’applications. Voir beaucoup trop d’exemples de la part de certains, mais mieux vaut trop que pas assez. Cette année en deuxième, certains profs lisent leurs bouquins de manière à ce que l’on s’endorme à les écouter, alors qu’on sait très bien lire de nous même. D’autres passent tellement vite à travers un unique exemple bien trop complexe pour qu’on sache le comprendre. Au final, on se retrouve perdu.

Et si nos profs de première pouvaient revenir nous donner cours en deuxième. Nous donner des explications de trop, prendre le temps à expliquer, nous mettre un peu d’animation ou encore nous faire du théâtre auquel on ne comprend rien, mais qui finit par s’imprégner dans nos têtes,…

Il y a plusieurs façons d’enseigner et on dirait qu’en fonction des années on découvrira des méthodes différentes. Pour ma part je préférais la méthode utilisée en première.

Après oui, il n’y a pas que les profs qui sont fautifs. Les élèves ont certainement leur rôle à jouer. Mais quand on se rend compte que plus aucun élève n’est motivé, probablement qu’il y a un gros manque de motivation derrière.

Heureusement, l’informatique est un domaine sur lequel on peut absolument tout apprendre en ligne au travers de multiples tutoriels rédigés de multiples manières. C’est une grande chance que l’on a dans ces études là et que beaucoup n’ont pas.

Sur ce, je viens de finir de rédiger ma petite publication, je vais donc me pencher à nouveau sur mon petit tutoriel d’internet qui substitue ma leçon de cette après-midi.

PS: si vous faites partie de mes professeurs. Ne prenez pas ceci trop à coeur, car vous n’en être peut-être pas concerné, et même si vous l’êtes ceci était plus pour expliquer le «non-travail » des étudiants et donner un point de vue de l’autre côté de l’auditoire qui n’est généralement pas connu à celui qui enseigne.

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